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Après le centenaire du Génocide Arménien, nous devons investir les terrains politiques et juridiques

 
 
  Point de vue de la Diaspora

Après le centenaire du Génocide Arménien, nous devons investir les terrains politiques et juridiques

Aram Ier

 

 
Aram Ier

Catholicos arménien de la Grande Maison de Cilicie

Dans cette interview, parue sur le site Mediamax, Aram 1er rappelle l’importance d’avoir célébré le Centenaire du Génocide arménien qui n’est pas, selon lui, seulement une suite de manifestations, mais « la commémoration de nos martyrs ». Il insiste également sur le fait qu’il est capital de répéter aux jeunes, mais aussi à la communauté internationale, que les Arméniens sont « demandeurs » auprès de la Turquie, responsable du génocide de 1915. Aussi, il explique qu’il ne suffit pas de se souvenir du passé et de le faire connaître, mais qu’il faut exiger réparations du crime perpétré. Enfin, le Catholicos de la Grande Maison de Cilicie insiste sur le fait qu’il est désormais urgent de s’atteler à l’aspect juridique des demandes de réparations. Selon lui, un accent tout spécial doit être mis sur cet aspect du combat des Arméniens sans négliger toutefois l’aspect reconnaissance. Pour cela, Arménie, l’Artsakh et la Diaspora doivent être unis, insiste t-il.

Votre Sainteté, cette année aura marqué le centenaire du Génocide arménien. Selon certains, après le centenaire, la lutte pour la reconnaissance du Génocide, pour sa condamnation et pour en exiger la réparation, va entrer dans une nouvelle phase, tandis que d’autres expriment la crainte qu’elle ne soit plus une question centrale pour l’Arménie et la Diaspora.

Tout d’abord, j’évite de donner des interviews parce que je crois dans les actes, pas dans les mots. Je fais ce que je crois être le mieux pour notre patrie, notre nation et notre église. Il y a beaucoup à dire, mais ce qui compte, au fond, c’est ce que l’on fait. En tant que nation, église et communauté, il s’agit aujourd’hui de planifier nos actions.

Il nous faut fixer quelles sont les priorités pour notre peuple et pour notre nation, ensemble et unis, clairement et de façon réaliste, puis définir les actions futures, en gardant et respectant nos particularités et nos opinions dans leur diversité, qui toutes, devraient être motivées par les intérêts communs de notre nation et de notre patrie et non par des considérations égoïstes, émotionnelles ou partiales. Il nous faut rester ambitieux et mobilisés.

Le centenaire du Génocide arménien ne consiste pas uniquement en une suite de manifestations, même si celles-ci sont cohérentes et coordonnées. Les manifestations ne sont pas une fin en elles-mêmes ; elles ne sont pas non plus un but ultime. Le fond de toutes les manifestations du centenaire c’est la commémoration de nos martyrs. Se rappeler, c’est refuser de rompre avec le passé, c’est affirmer, exprimer notre fidélité avec plus de force, en rendant hommage à nos martyrs, et aller vers le futur avec cet esprit.

Ensuite, deuxièmement, le centenaire du Génocide arménien rappelle à chacun et à la communauté internationale que les Arméniens ont subi un génocide - le passé ne peut pas disparaître. Malheur à la nation qui se coupe de son passé. L’histoire est une représentation de la succession des événements, de leur signification et de leurs conséquences. C’est pour cela que nous devrons toujours rappeler à notre jeunesse et à la communauté internationale que nous sommes demandeurs dans le procès que nous avons engagé. Nos droits ont été violés, et comme nation, avec dévouement et conviction, nous devons en demander le rétablissement à la Turquie, l’auteur de ce génocide, et à la communauté internationale.

Enfin, troisièmement, nous devons renforcer notre cause. Comment faire cela ? Il ne suffit pas de se souvenir du passé et de le faire connaître, il faut aussi exiger. Nous avons perdu des terres, nous avons eu un million et demi de martyrs, les biens et les immeubles dont l’Église, la nation et les individus étaient propriétaires ont été confisqués et sont exposés devant nous - Gaziantep (Antep), Kahramanmaras (Marache), Suleyman (Zeitoun), Kars et la Cilicie. Nous ne pouvons les oublier et les visiter simplement, comme des touristes.

C’est pour cela que je crois que le Centenaire était pour nous un défi. Il ne s’agissait pas simplement d’une évocation et d’une commémoration des victimes. C’était un défi. Un appel pour un renouveau. C’était un appel du clocher de notre nation : impossible de ne pas l’entendre ; et nous, comme nation, dans notre patrie et au sein de la diaspora, devons continuer le combat pour notre cause.

Peut-on, à l’occasion du centenaire, réévaluer le passé et jeter un regard nouveau vers le futur ? Finalement, quel rôle le génocide jouera-t-il dans nos vies après le Centenaire ?

En tant que défi et en tant qu’appel pour un renouveau et pour la continuation de la lutte, le Centenaire ne devrait pas se limiter ou se confiner à 2015. C’est un processus qui devrait dépasser 2015. Notre combat pour la justice devrait faire partie de toutes nos journées et toutes les années. Chaque Arménien devrait vivre, conscient du fait qu’il est le fils d’une nation qui a été privée de ses droits. La connaissance que nous avons de nous-mêmes devrait se révéler par notre attention au « Qui-suis-je ? ». J’appartiens à une nation dépossédée de ses droits et que puis-je faire individuellement ? Nous devons continuer le combat pour notre cause après 2015. Comment ? Telle est la question. Faut-il continuer comme nous le faisions auparavant ? Non ! Jusqu’à un certain point, la répétition est quelquefois positive, mais tout en répétant certaines actions, nous devrions également suivre un programme visionnaire pour le combat de notre peuple. La lutte de notre peuple pour la justice ne doit pas être engagée avec une même approche générale et excessivement prudente et la pratique du double-langage.

Nous sommes DEMANDEURS. Ce mot doit être écrit en capitales. Nous ne devrions pas avoir une réponse aussi tiède dès lors que sont impliquées des pertes aussi énormes et démesurées. Nous devrions tourner nos regards vers le passé et l’évaluer avec une réflexion profonde pour comprendre en quoi nous avons échoué, les points que nous avons réussis, et comment nous devrions envisager nos actions futures.

Tout au long des cent ans de notre lutte nous avons eu quelques réussites mais nous nous sommes plus concentrés sur les aspects relatifs et verbeux. Un certain nombre de pays ont reconnu le Génocide, et d’autres pourraient le reconnaître dans le futur. Les groupes de la Cause Arménienne ont fait du bon travail dans ce but. Les autorités de l’Arménie libre et indépendante ont plus ou moins rejoint le travail entrepris par la Diaspora au cours des vingt années écoulées. Nous devons continuer ce travail.

Cette année encore, pour sa politique étrangère, l’Arménie a rédigé la Déclaration pan-arménienne qui comporte la cause nationale. Ainsi, l’Arménie, la Diaspora et l’Église - toutes trois unies dans l’effort de notre lutte, ont marqué le Centenaire du Génocide des Arméniens en 2015, et réaffirmé la volonté et l’engagement de tout notre peuple dans son combat. Je demanderai une fois de plus « et après ? ». Nous devrons sans aucun doute poursuivre nos efforts pour la reconnaissance du Génocide des Arméniens, mais il est plus que temps que nous mettions un accent tout spécial sur les aspects juridiques de notre combat sans négliger aucunement l’aspect reconnaissance. Lorsqu’auparavant nous parlions de la Cause Arménienne, souvent nous nous efforcions d’en développer la politisation, l’internationalisation et la modernisation. Des efforts considérables ont été consacrés à ces trois aspects, mais nous devrions lancer la programmation de l’aspect juridique. Le Catholicosat Arménien de la Grande Maison de Cilicie a été le premier à aller tout droit dans ce sens en demandant à la Turquie, auteur du Génocide, la restitution du Siège du Catholicosat.

C’est en réalité la première demande juridique de restitution des biens de l’Église arménienne. Où en est la procédure ?

Pour une raison quelconque, l’accès aux informations relatives à notre procès nous est interdit. Il y a longtemps que nous avons frappé à la porte et essayé de l’ouvrir petit à petit. Nous devons être réalistes. Cela ne peut se faire d’un seul coup. Nous pouvons faire autant de discours aimables et émotionnels que nous voulons, mais il faut rester réalistes et étudier nos chances dans l’environnement juridique. C’est pour cela exactement que nous avons organisé une conférence internationale il y a environ trois ans en y invitant des experts internationaux de premier ordre en droit international et en études des génocides, leur demandant « Que dit le droit international sur ce point ? ». Au cours des trois années écoulées, nous avons étudié, y compris moi-même en qualité de Catholicos, l’aspect juridique de cette question pour évaluer nos chances dans cette démarche et en mesurer les répercussions. Il nous faudra une certaine audace pour porter notre cause sur le terrain juridique en se fondant sur les dispositions du droit international. Mais il est nécessaire avant cela, de dresser un plan, de nous coordonner et d’étudier notre cause. C’est un long processus mais nous devons prendre cet engagement après 2015 afin de poursuivre nos objectifs sur les terrains de la communication, du droit et de la politique. Il nous faudra conduire cette tâche et lutter ensemble. Par « ensemble », je veux dire la République d’Arménie, la Diaspora, l’Église arménienne, et les organisations de la Cause arménienne et les partis politiques.

Comment peut-on le faire dès lors que nous n’avons pas de plan pour les réparations et que les approches pour y parvenir sont aussi diverses ?

La structure pour concentrer les efforts a déjà été créée en Arménie [la Commission d’État pour la Coordination des Manifestations pour la Commémoration du 100ème Anniversaire du Génocide des Arméniens - note de Mediamax]. Mais je crois que cette structure devrait être révisée en fonction de nos plans. À mon avis, agir ensemble n’implique aucunement uniformité et similitude. Nous devons préserver notre diversité. C’est une exigence du succès de notre travail.

Comme pays, l’Arménie a une approche qui est la sienne. Il se peut que les approches de la Diaspora, de l’église et des partis politiques soient différentes. Il ne conviendrait pas que l’Arménie en tant qu’état réclame nos terres à la Turquie car cela vaudrait déclaration de guerre à la Turquie. Mais c’est une chose que peut faire la Diaspora, spécialement si l’on considère que la Diaspora représente les Arméniens qui ont été spoliés de leurs droits. À ce point de vue, l’Église devrait avoir son propre modus operandi, et les partis, en particulier les partis de la Diaspora, devraient avoir leur propre démarche. Bien sûr, nous devrions garder cette diversité mais elle devrait être en accord. Cela implique une répartition convenable des rôles en plus d’une clarification de ce qui n’a pas pu aboutir jusqu’à présent. Je tiens à être clair sur ce point. Nous avons engagé un maximum d’activité pour l’organisation de manifestations pour le Centenaire, pour les harmoniser, etc. Cela a été facile mais notre cause et nos demandes sont à la fois politiques et juridiques, et non simplement juridiques. C’est pour cette raison précisément que nous devons commencer par étudier ce processus juridique et politique comme il faut. À ce jour, nous n’avons à faire aucune référence aux études des historiens. Le génocide a été étudié dans presque toutes les langues. Ne perdons plus de temps avec ça. Concentrons-nous sur les aspects politiques et juridiques. La reconnaissance du Génocide a déjà atteint son but. Les pays, États-Unis compris, devraient reconnaître le Génocide des Arméniens les uns après les autres. Aujourd’hui, tout le monde sait que ce qui s’est passé en 1915 était un génocide. Les historiens ont déjà fait leur travail de reconnaissance et beaucoup de travail nous attend sur le terrain juridique et politique.

Avant toute chose, nous devrions clarifier ce que nous exigeons de la Turquie. Les autorités arméniennes disent une chose, l’Église en dit une autre, et les partis une chose totalement différente. À l’évidence, les choses dites et offertes ne sont pas en conflit les unes avec les autres, mais elles montrent que nous n’avons pas une idée définie, aux contours nets, globale et holistique, de nos demandes. D’autres questions se posent dès lors : « En avons-nous besoin ? - “ Faut- il formuler publiquement nos demandes ? - Quelles en seraient les implications ? ». Ces questions devraient être approfondies et discutées. Je ne fais que les poser. Toutes ces questions relatives à la façon dont notre cause devrait être gérée et aux objectifs à atteindre sont extrêmement graves et sensibles et doivent être débattues. Si la Commission n’a pour but que d’organiser les manifestations et de publier des comptes rendus, alors je crois que nous ne parviendrons pas à donner une nouvelle impulsion à notre lutte. Après 2015, nous devons passer au travail en commun sur les terrains politiques et juridiques avec la participation, le financement et la direction de l’Arménie.

La déclaration pan-arménienne était exceptionnelle dans toute notre histoire. Quelle est votre opinion quant au caractère réaliste des dispositions que la déclaration comporte ?

Nous nous sommes concentrés sur les manifestations dans le cadre des activités de la Commission mais l’adoption de la Déclaration pan-arménienne a marqué un tournant. Il n’en est pas question explicitement dans la déclaration, mais elle a trait, vraiment, aux principes fondamentaux. Je pense qu’elle devrait servir comme point de départ pour les travaux futurs. J’espère que la réunion prochaine prévue pour le mois de septembre fera la synthèse du travail accompli et précisera le travail qui reste à faire. L’Arménie et la Diaspora ont tendance à tout voir àtravers des verres teintés de rose - nous l’avons organisé, nous avons réussi, etc. Cela ne va pas. On devrait distinguer dans ce qui a été fait, ce qui a été réussi et ce qui a échoué. J’ai toujours exprimé mes opinions de cette manière. Les aspects politiques et juridiques de notre combat devraient aborder des questions sensibles, en sorte que les membres de la Commission puissent être remis en cause. Elle devrait être davantage représentative et des spécialistes devraient en faire partie étant donné la nature des travaux à accomplir dans le futur. Il y a un besoin de définition, de distribution du travail collectif et d’harmonisation des points de vue. Nous devrions clairement savoir quand il est temps que l’Arménie parle et quand la Diaspora doit garder le silence, et vice-versa.

L’année 2015 ne nous-indique-t-elle pas comment faire ?

Non, nous n’avons pas réfléchi sur ces questions cette année et il est grand temps d’en parler. Nos approches devraient tenir compte de nos réalités du moment.

Le travail d’organisation du Centenaire du Génocide des Arméniens a résulté d’une proche collaboration entre l’Arménie et la Diaspora. N’a-t-elle pas émergé d’une réévaluation et d’une réinterprétation de ces relations et de leur entier potentiel ?

L’unité Arménie-Diaspora est la source inépuisable de la consolidation de notre nation. Par unité je n’entends pas uniformité. C’est périlleux. Coopérer, cela veut dire conserver et respecter les différences. Elles ne devraient pas systématiquement éloigner les uns des autres, ni conduire à la confrontation ou entretenir les tensions internes. Cela peut-être destructeur. Les différences devraient rester harmonieuses. La coopération Arménie-Diaspora est quelquefois formaliste et confine parfois au tourisme. Il faut prendre garde à ce formalisme. Les rencontres mutuelles sont vraiment importantes mais ces travaux devraient être planifiés de sorte à rendre cette coopération plus forte dans la vie de tous les jours de notre peuple.

Nous devons nous interdire toute initiative à caractère touristique ou émotionnelle. Il faut que nous comprenions ce que l’Arménie a à offrir à la Diaspora et vice-versa. La trinité Arménie-Artsakh-Diaspora devrait être gérée dans l’harmonie. Dans les vingt ans qui viennent de s’écouler, nous avons eu quelques réussites sur ce point, mais j’en attends d’autres de l’Arménie, de la Diaspora et de l’Artsakh.

Le Génocide des Arméniens a été commis en des temps où l’Arménie n’avait pas d’état. Quelles leçons devons-nous tirer de notre passé aujourd’hui, alors que nous avons un état ?

Nous devrions tout d’abord ne faire confiance qu’en nous-mêmes et ne jamais attendre qu’un pays puisse venir et sauver notre nation. Certains pays nous offrent de soutenir notre cause, mais cette proposition est quelquefois de pure forme, temporaire ou intéressée. L’histoire a montré que nous avons résisté aux agressions grâce à notre unité interne, à notre foi inébranlable et à notre ferme volonté. Il nous faut entretenir une patrie forte, et c’est la nation qui la rend forte. L’Arménie perd actuellement ses propres citoyens dans un contexte d’émigration. Que nous en parlions ou non, l’émigration est réelle. Quelquefois, il n’est pas bon de garder le silence. Je ne veux faire aucun commentaire sur la politique intérieure de l’Arménie, mais j’ai des choses à dire et des choses à faire dans la limite du possible lorsque les choses ont une importance pan-arménienne. L’émigration est actuellement l’une des questions qui cause le plus de dommages à l’Arménie. J’en ai parlé en Arménie et en Artsakh. Que faudrait-il faire pour garder notre peuple en Arménie ? Comme dans toutes les communautés, il y a en Arménie des partis et des politiques différents. C’est tout naturel. Cependant, sécurité et croissance de l’économie sont cruciales pour l’Arménie. Ce n’est pas seulement l’armée qui rend notre pays fort, c’est aussi son peuple, son économie et son unité. La Diaspora a aussi son rôle dans ce domaine. La question de l’Artsakh est une question qui importe à chacun d’entre nous. Nous devons comprendre que la Diaspora peut sans aucun doute rendre l’Artsakh plus fort. Notre adversaire, l’Azerbaïdjan, nous scrute. Nous sommes entourés d’ennemis comme toujours au cours de notre histoire. La situation géographique de l’Arménie en a toujours fait un sujet de discorde pour divers pays. Aujourd’hui, c’est toujours le cas, seule la forme a changé. Alors, que peuvent faire l’Arménie-Artsakh-Diaspora aujourd’hui ? Nous ne sommes pas distincts les uns des autres. C’est l’auteur du génocide qui nous a forcés à nous diviser. Nous n’avons pas décidé d’être une diaspora. Nous appartenons à la même nation et cette appartenance doit être visible pour notre peuple, nos amis et nos ennemis.

Votre Sainteté, quel-est votre message à notre peuple ?

Aucun Arménien ne devrait jamais oublier qu’il est fils d’une nation qui a traversé un génocide. Notre cause est l’appel de notre sang. Il est définitivement cimenté avec notre substance mentale et spirituelle. Chaque Arménien devrait renforcer cette conscience à l’intérieur de lui-même. Nous sommes parvenus à avoir une Arménie libre et indépendante, qui était une vision de chaque jour pour la Diaspora et qui est devenue une part de notre éducation nationale et chrétienne. Nous devrions garder toujours vivante la vision d’une Arménie holistique. Elle devrait être présente en permanence dans notre vie. Malheur à la nation qui n’a pas de rêves. Nous avons des rêves, et ces rêves devraient être pleins de valeurs et d’inquiétudes. Nous sommes des demandeurs et cela signifie que nous avons des rêves. Aujourd’hui, nous avons un morceau d’Arménie qui devrait être consolidé pour servir d’ancrage à notre rêve d’Arménie holistique. Mettre la réalité en harmonie avec le rêve devrait tenir une place spéciale en tout Arménien. C’est cela que j’espère et que je demande pour notre nation. Aujourd’hui et partout dans le monde, nous devons nous unir autour de nos valeurs nationales - autour de l’Arménie, de l’Artsakh, de notre cause et de nos plus grandes attentes.

Traduction Gilbert Béguian

Génocide arménien : reconnaissance et réparations

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